Andrew TURNER

BIOGRAPHIE/BIOGRAPHY

Au départ, Andrew Turner mène une vie sédentaire d’étudiant en histoire et en littérature; il souffre conséquemment de blessures chroniques qui le forcent à reconsidérer son état physique. Bien qu’il n’ait jamais suivi de formation en danse, il est accepté, contre toute attente, au programme de danse contemporaine de l’Université Concordia à Montréal en 2001 et devient rapidement passionné de la création et la performance. Durant ces études, il part en tournée avec la compagnie Caravan Stage Barge en 2003. La troupe parcourt le littoral est des États-Unis ; elle présente des spectacles dans plus de vingt villes portuaires qui bordent le Mississipi et les Grands Lacs, se déplaçant en voilier d‘un endroit à l‘autre. Depuis, il a dansé avec des chorégraphes tels que Marie Béland, Paula de Vasconcelos, Milan Gervais, André Gingras, Pierre-Paul Savoie, Emmanuel Jouthe, Hélène Langevin, Lucie Carmen Grégoire, Lisa Phinney Langley, Deborah Dunn, Sasha Kleinplatz, Marie-Julie Asselin, et Hinda Essadiqi. Sa pièce Duet For One Plus Digressions a remporté le prix OQWBJ à Rideau ainsi que les prix du Studio 303 et de l‘OQAJ lors du festival Vue sur la relève. Présentée en à New York, Los Angeles, Lille (Fr) et Charleroi (Be), Duet For One fait présentement la tournée des régions en Québec avec le support des Entrées en Scène Loto-Québec. Sa toute nouvelle création, Now I Got Worry, a été présentée à Montréal au printemps  2010.

Originally a sedentary history and literature student, Andrew Turner developed chronic injuries that forced him to become physical in his early twenties. With no prior dance training, he was inexplicably accepted to Concordia University‘s Contemporary Dance Program in 2001. There he discovered a strong passion for both creation and performance. While still at school, he worked with the Caravan Stage Barge in 2003, touring the American East Coast and Missisissippi River by sailboat, performing in over twenty cities. He has since danced with Marie Béland, Paula de Vasconcelos, Milan Gervais, André Gingras, Pierre-Paul Savoie, Emmanule Jouthe, Hélène Langevin, Lucie Carmen Grégoire, Lisa Phinney Langley,  Deborah Dunn, Sasha Kleinplatz, Marie-Julie Asselin and Hinda Essadiqi and. His work Duet For One Plus Digressions won the Prix OQWBJ at Rideau, and prizes from Studio 303 and L‘OQAJ during the Festival Vue Sur la Relève. Having been presented in New York, Los Angeles, Lille (Fr) and Charleroi (Be), Duet For One is presently touring 21 cities in Québec as part of the program Les Entrées en scene Loto-Québec. In May 2010, he was invited to do a three week research residency with the dancers of Montréal Danse, under the artistic mentorship of Kathy Casey. His latest work, Now I Got Worry, premiered in March 2010.

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DÉMARCHE ARTISTIQUE/ARTISTIC STATEMENT

Étant arrivé tardivement à la danse apres des études en histoire et philosophie, Andrew Turner a dévéloppé un vocabulaire chorégraphique enraciné et viscéral.

D’influence urbaine, reflétant sa formation en arts, sa gestuelle est vive est puissante. Elle repousse souvent les limites de la physicalité en sa vigueur, mais demeure précise et nuancé dans son expression. Mariant cette physicalité rigoureuse avec une analyse pointue des  pratiques de la danse, Andrew explore les possibilités de la performance avec discernement et humour. Insistant sur la clarte de ses propositions, Andrew traverse le 4e mur en s’adressant directement au spectateur, auquel il lance des explications, des commentaires, des pistes d’interprétation. Le “moment performatif”, ce moment qui marque la transformation de l’oeuvre durant sa réception par le public, constitue son inspiration première. Le spectateur, par sa simple action de “regarder” agit de manière fondamentale  sur le matériel du créateur. Andrew cherche à mettre en lumière la magie de cette collaboration, à chaque instant renouvellé.

Coming to the field of dance as part of a search for personal authenticity and embodied awareness, Andrew Turner has cultivated a rich, grounded and visceral choreographic vocabulary. Urban-inflected, stemming from both his training in the martial arts and traditional dance forms, Andrew’s movement is raw and forceful, often pushing the limits of physicality, while remaining precise and nuanced in its expressivity.

Aligning this vigourous, rough-and-ready physicality with a sharply delivered analysis and critique, Andrew Turner explores the    possibilities    of    performance      with  discernment and penetrating humour. Insisting on clarity and legibility from his propositions, Andrew has made a practice of speaking through the fourth wall, offering his audience explanations, commentary and possibilities of interpretation. The “performative moment”, the point at which staged work is transformed while being received by its public, is Andrew’s primary inspiration. The spectator, in his simple act of viewing, carries out a final and fundamental intervention on the creator’s material, and Andrew seeks to highlight the magic of this collaborative exchange at every moment.

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Duet For One Plus Digressions

35 minutes

Duet For One est présenté comme une œuvre dont un élément vital est manquant : l’un des deux danseurs qui la composent. Le créateur/performeur demande alors la coopération du spectateur qui doit visualiser la partition de sa partenaire absente. Rien n’est dissimulé : la performance est ainsi réduite à ses composantes de base et le processus créatif est révélé. Le matériel dansé, portant toujours son aspect athlétique, exubérant et complexe, sert d’ancrage à la pièce. Cependant, l’ambiguïté s’installe quant à la façon de recevoir la pièce. Le performeur travaille fort pour pallier cette absence : il interrompt sans cesse la musique pour s’expliquer, il s’appuie sur une présentation PowerPoint lancée sur son ordinateur, ou encore se fait projeter à travers la scène par des mains inexistantes. Tout ceci est-il planifié, ou sommes-nous témoins d’une erreur de programmation embarrassante ? Est-ce le travail d’un artiste réfléchi qui altère consciemment sa relation avec le spectateur, ou est-ce simplement celui d’un créateur malhabile pris par son œuvre à un tel point qu’il veut absolument la présenter, malgré l’absurdité de la chose ?

À mesure que la pièce se développe, il devient évident que même les moments les plus spontanés sont rigoureusement écrits, que le créateur explore de manière ludique les attentes du public. Par contre, tout en jouant avec ses structures de façon irrévérencieuse, il démontre à chaque étape son engagement et son amour pour le médium de la danse, sa puissance et sa symétrie. Les attentes que nous nourrissons comme spectateur nous permettent de croire, elles sont à la source de ce qui transforme l’œuvre en un tout plus grand que la somme de ses parties. L’artiste intègre ces attentes dans l’expérience même de l’œuvre. Par des retombées surprenantes et rafraichissantes, il pose à chaque instant la question : «qu’est-il en train de se passer ?»

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Duet For One Plus Digressions is presented as work missing a vital part: exactly one half of its cast. The creator/performer asks for the spectator’s cooperation in visualising the role of his absent partner. Nothing is hidden: the performance is reduced to its building blocks and the creative process, laid bare. The danced material itself, never faltering in its athleticism, exuberance and complexity, provides a rigorous and visceral through-line to the work. However, an ambiguity develops as to how to receive the work. The performer is going to great pains: He erratically interrupts his music to explain; he conducts a PowerPoint presentation from his laptop; he is being thrown across the stage by hands that are not there. Is this planned, or are we witnessing an embarrassing programming error? Is this the work of an artist with a deconstructed self-awareness, consciously altering his relationship with the public – or that of a blithe creator absurdly presenting his work at 50% off, as is?

As the work progresses, it becomes clear that even seemingly spontaneous moments are fastidiously scripted, that the creator is exploring the nature of his public’s assumptions and expectations. However, while dealing irreverently with its structures, the artist reconfirms at every step his commitment to the profound power and symmetry of the medium. Our expectations are what allow us to believe, what transform work into more than the sum of its parts. With surprising and refreshing results, the question is posed – at every moment – “what is happening right now?”

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http://youngliarscompany.wordpress.com/

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